Mais au fait, que faisons-nous sur le Nephelios ?

Publié le par Projet Sol'R

Certains d'entre vous se disent peut-être : "les images c'est bien joli, mais celles-là on les a déjà vues, on en voudrait des nouvelles". D'autres se disent, ou nous disent directement, en substance : "c'est bien joli tout ça, mais la Manche, c'est pour quand ?"

Interrogations légitimes, depuis le temps qu'on en parle ! A titre d'élément de réponse, laissez-moi vous raconter ce qui nous occupe en ce moment. J'y mets quelques détails techniques d'une part parce que j'aime ça, d'autre part parce que je ne suis sûrement pas le seul.

Il ne vous aura pas échappé que le Nephelios a sillonné pendant 7 mois le ciel de l'aérodrome de Villaroche (Seine-et-Marne). Ces essais en vol nous ont valu la gratification de l'achèvement d'un grand travail collectif, mais ont aussi mis en évidence des défauts de conception préjudiciables au bon déroulement des vols. Avec ses deux hélices orientables sur la nacelle, notre dirigeable a été conçu à partir de la nacelle à propulsion musculaire du Melle Louise -qui a transporté Stéphane Rousson au-dessus de la Manche, un design hérité du génial Zeppy de Luc Geiser. Particulièrement adaptée à une bonne manoeuvrabilité à très basse vitesse dans des conditions météo exceptionnelles et pour des hélices  très lentes, cette configuration montre très vite ses limites lorsqu'un souffle se lève, et impose une rigidité et une structure lourde à la nacelle. De plus, elle n'est pas optimale pour la sécurité de l'équipe au sol, absolument nécessaire en phases de décollage et d'atterrissage. Et, en dépit de ces belles images le ballon n'a pas encore montré la fiabilité nécessaire pour la traversée de la Manche.

Ma casquette de pilote d'essais lors de cette série de vols a donc incité ma casquette de président à commencer son exercice en prenant le temps de la réflexion et de remettre la structure de ce dirigeable en face de l'usage qu'il en est fait : des vols longs, en plein air, par vent faible (ça reste un ballon) mais bien présent.

Ce travail de conception avancé, de valeureux volontaires de l'INSA de Lyon, l'école d'ingénieurs qui fut le berceau du projet, et une équipe d'étudiants de l'IUT de Saint-Denis me prêtent main forte cette année scolaire pour plusieurs parties de ces améliorations. Qu'ils soient ici remerciés et encouragés.


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Delmotte Didier 12/01/2014 16:38

Communiqué

« Didier Delmotte, citoyen français, ancien président fondateur et propriétaire de la compagnie Air Littoral créée en 1972, dirigeant un bureau d’études indépendant, vient de déposer un brevet en
Suisse avec extension internationale et a l’honneur de vous présenter un nouvel aéronef révolutionnaire dont l'une des nombreuses applications est un dirigeable à la fois aérostat et avion nommé
AEROSTAT-PLANE qui s’inscrit entièrement dans une politique de développement durable, car construit en spruce (bois aviation) et à propulsion électrique ou hybride.

Son aérodynamisme est tel qu'il peut voler avec ou sans hélium en fonction de la puissance installée. Selon les modèles et les motorisations, électriques ou par turbopropulseurs, les capacités de
charge sont de 100 à 300 tonnes sur 1.800 à 24.000 km à des vitesses allant de 185 à 555 km/h.

L’AEROSTAT-PLANE ignore le crash, il est donc de ce fait le véhicule, toutes catégories, le plus sur au monde.

Didier Delmotte précise que de ce dirigeable, il a été développé une version « bombardier d’eau » pouvant larguer jusqu’à 300 tonnes de liquides, ce qui pourrait résoudre tous les problèmes
d’incendie dans le monde, ainsi qu’une version « gros porteur » pouvant transporter 1.400 personnes sur 6.000 km avec un confort et une sécurité incomparables.

Il est précisé que le financement du projet est assuré par la Fondation Indépendante du Développement Durable Didier Delmotte (FIDD) qui recherche un partenaire industriel avionneur

Documentation préliminaire sur demande.

Contacts : didier.delmotte2@orange.fr 0033139977159 et 0033675575142

maclag 02/03/2013 09:59

Bonjour!

Nous sommes en 2013, ça fait donc 2 ans qu'aucune nouvelle n'aura été rapportée sur ce blog.

Le projet est-il toujours actif? C'est un beau projet, ce serait dommage qu'il tombe à l'abandon!

Projet Sol'R 11/04/2011 14:26


Bonjour Elvire, et merci de votre intérêt.
Je réponds succintement à vos questions pour le cas d'un dirigeable souple comme le nôtre. Les principes sont légèrement différents pour un dirigeable rigide comme Zeppelin les construisait au
début du siècle.
La portance n'est pas activement modifiée par la quantité d'hélium présente dans le ballon : on se contente de faire une pesée avant le décollage, au cours de laquelle on s'attache à donner au
ballon la masse apparente voulue. Typiquement, pour notre ballon de 350kg total, un équilibrage de 1 à 5kg "lourd". Les moteurs font le reste du travail pour soulever le ballon et le maintenir en
l'air. Pas besoin donc d'embarquer de l'hélium sous pression.
Les trois questions suivantes dépendent grandement de la manière dont le ballon est conçu au départ. L'autonomie par exemple peut varier de quelques heures à quelques jours (voire quelques semaines
prochainement) selon les réservoirs d'énergie, la charge utile nécessaire...
L'altitude est directement fonction de la taille des ballonnets d'air, présents à l'intérieur de l'enveloppe et servant à ajuster la pression interne en fonction des conditions de température et de
pression : lorsqu'on monte en altitude on vide ces ballonnets pour laisser l'hélium se dilater, le plafond est atteint lorsque les ballonnets sont vides.
Le vent tolérable est surtout limitant dans les phases de décollage et d'atterrissage. Notre ballon est délicat à manier dès 10km/h (dans notre environnement du terrain de Villaroche), un ballon
plus manœuvrant tel que le Zeppelin NT actuel peut tolérer sensiblement plus. En phase de vol c'est une question de vitesse, aller à 20km/h avec un vent de face de 20km/h, c'est faire du
surplace.
N'hésitez pas à nous contacter par mail (contact@projetsolr.com), les échanges seront plus faciles.


Elvire 10/04/2011 09:17


Bonjour cher monsieur.
Je n'y connais pas grand chose en aéronautique (pas faute de mon jeune âge pour le coup, plutôt du niveau du commun des mortels. Mais passons.)
J'ai entrepris des recherches sur ce moyen de locomotion original, prise d'un engouement(qui se manifeste pour un projet d'écriture, j'avoue) soudain. Je me suis posée un tas de question qu'on ne
se poserait pas autrement et j'ai très peu trouvé de réponse ni-même d'indice concernant ma principale préoccupation avant de tomber sur ce fameux projet dont vous vous investiguez.

J'aurais quelques questions auquelles j'aimerais que vous répondiez(ou preniez le temps de répondre.) Je vous en serais reconnaissante. J'espère que vous voudrez bien satisfaire la curiosité d'un
jeune esprit éprit de toute chose.

(Pour vous simplifier la tâche, je fais un "oui/non", libre à vous de rajouter des informations.)

1)Je suppose que le dirigeable monte ou descend selon la concentration de hélium dans le ballon, n'est-ce pas ?

2)Dans ce cas, l'Hélium est embarqué sous forme liquide dans des bouteilles? (m'étonnerais qu'il y ait du leste)

3)Si je vous demande une estimation, scientifique, mais "idéale" du temps qu'un ballon dirigeable pourrait rester dans le ciel sans aucune intervention extérieure (sous des conditions météo.
optimale), ce serait ...?

4)Quelle altitude pourrait-il supporter?

5)Il pourrait braver un vent de combien de Kilomètre/heure?